Camille Autard ostéopathe animalière à Pleuven

exprime son bonheur d’exercer le métier qu’elle aime après sa formation à l’école ostéopathie animale ESAO

Camille Autard ostéopathe pour animaux en Bretagne soulage les maux de nos animaux

Article paru dans Ouest France :

Portrait de Camille Autard ostéopathe animalière à Pleuven en Bretagne

Patience et concentration. Camille Autard entre dans une bulle de calme, où elle espère faire venir l’animal qu’elle ausculte. Les gestes sont posés, tout comme sa voix. Il le faut. Le but est d’instaurer une confiance. « Si je stresse, l’animal le ressent et peut paniquer. »

Ses clients ont un museau, marchent à quatre pattes et ne peuvent pas lui dire où ils ont mal : elle soigne les bobos de nos animaux domestiques. Depuis ses débuts en janvier dernier, Camille a surtout posé ses mains sur des chiens, des chats, mais aussi des vaches et chevaux. Elle est généralement appelée par le propriétaire, qui remarque un problème moteur chez l’animal.

Camille Autard à 25 ans vient d’obtenir son diplôme en juillet 2015 et a débuté son activité en janvier dernier. Elle a étudié en Angleterre, à l’école ostéopathie animale de ESAO Brighton, par nécessité, même si des écoles ouvrent actuellement en France ( ESAO école ostéopathie animale est présente à Lisieux ).

Des gestes adaptés au « patient »

« C’est un métier passion, il faut aimer le contact avec les animaux. J’ai longtemps pratiqué l’équitation et eu beaucoup d’animaux lorsque j’étais petite », dit-elle avec un sourire traduisant le plaisir d’exercer ce métier atypique.

La jeune femme vit à Pleuven : « Je me suis installée ici car j’aime le coin et il y avait une place à prendre ! » En effet, les ostéopathes animaliers ne courent pas les rues. Le métier, en attente d’un décret d’application, est reconnu depuis peu. D’où son emploi du temps très aléatoire et son large champ d’action. « J’interviens où on m’appelle, je me déplace. » Son activité est aussi tributaire de la météo car elle manipule les animaux dans leur environnement.

Camille commence par se renseigner sur la condition de l’animal. Elle n’intervient pas s’il est sous traitement médical. Avec l’aide du propriétaire, il faut ensuite mettre un licol (pièce de harnachement) sur une vache, ou tenir le chien en laisse. Ses patients restent éveillés. Camille palpe alors l’animal en comparant côtés droit et gauche pour déceler les dysfonctionnements.

L’absence de communication la contraint à un diagnostic général pour ensuite, avec tact, trouver les points de gêne. Ce sont les « écoutes tissulaires ». Elle fait également marcher la bête pour mieux comprendre sa « biomécanique » et ce qui peut être soigné. Ensuite, Camille masse pour débloquer les tensions, de l’arrière vers l’avant du corps pour les articulations. D’abord le viscéral (parties proches du ventre de l’animal) pour aller vers le crânien.

« Parfois, l’animal s’endort ! »

Quand l’osmose opère et que l’animal est calme, Camille intervient pendant environ une heure. Cela peut varier s’il s’agite. Mais lorsqu’il s’abandonne à ses mains, elle doit « parfois supporter le poids de l’animal, lorsque le cheval s’endort debout avec la tête sur mes épaules ! »

Il lui arrive de voir des liens entre un blocage chez l’animal et un problème chez le maître : « Si le cavalier a un souci, cela peut se répercuter sur son cheval. » Camille doit donc allier pédagogie sur l’humain et soin sur l’animal. Certains animaux en nécessitent d’ailleurs plus que d’autres : « La pratique sportive demande des soins plus réguliers : le saut d’obstacle chez le cheval, l’agility chez le chien. En plus de ça, certains animaux sont plus gauches que d’autre », s’amuse-t-elle. Tout comme leurs maîtres en fait !

Camille Autard lors d’une séance ostéopathie pour animaux sur un chien de race race berger australien

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